(Öri Infos) – Inauguré à l’automne 2026, à cheval entre fin septembre et début octobre, le nouveau monument « Sagesse et Héritage » érigé au cœur de l’Université de Lomé ne laisse personne indifférent. Alors que le projet avait débuté sous les meilleurs auspices avec la pose de sa première pierre en décembre 2024, sa livraison s’est accompagnée d’une vague de critiques nourries sur la toile et au sein du campus.
Face aux récentes critiques, l’ingénieur à l’origine du monument « Sagesse et Héritage » de l’Université de Lomé a tenu à clarifier la situation et dévoile les secrets de fabrication de ce chef-d’œuvre.
Un projet pharaonique et autofinancé estimé à 90 millions de FCFA
Annoncé initialement avec un coût estimé à 63 millions de francs CFA et présenté comme financé par l’Institut Le Bon Samaritain, l’ingénieur Abalo Martin KAMINA a tenu à rectifier les chiffres avec précision dans une interview publiée par pyramide tv. Selon ses révélations, l’œuvre a finalement nécessité une enveloppe évaluée à plus de 90 millions de FCFA.
Plus marquant encore : le porteur du projet insiste sur le fait que le monument a été entièrement financé sur fonds propres, sans l’aide extérieure qu’on pourrait imaginer, à travers son institut.
Les 8 parties cachées du monument décortiquées
Si le grand public s’est arrêté aux premières impressions, l’ingénieur rappelle que « Sagesse et Héritage » est une structure complexe pensée dans les moindres détails. L’œuvre, haute de 14 mètres et pesant près de 50 tonnes, se décompose en huit parties symboliques majeures :
- Le livre ouvert : La première partie, sommet d’universalité, symbolise la quête absolue du savoir.
- Le groupe central : Composé de 7 personnes (3 filles et 4 garçons) unis dans un effort commun pour élever le grand livre.
- Le socle : La troisième partie qui ancre l’œuvre en représentant le patrimoine national.
- Les deux gardes : Postés au piédestal, ils incarnent les sentinelles de notre héritage.
- La tête du lion : La cinquième partie, symbole de force et de souveraineté.
- Les murs d’étain : La sixième partie, où foisonne l’œil droit, veilleur de conscience.
- Les quatre mains : Situées tout autour du monument, elles poussent vers le haut pour canaliser et amener de la lumière vers la statue.
- Le reposoir postérieur : La huitième partie, un espace aménagé à l’arrière où les étudiants peuvent s’asseoir et se reposer.
Interrogé sur les critiques esthétiques et les écarts perçus par rapport au projet de départ, l’ingénieur a fait preuve de transparence : l’idée initiale a évolué en cours de route.
Il confie que l’artiste a fini par s’affranchir des carcans de départ pour suivre sa propre inspiration artistique.



