(Öri Infos) – Les artistes et les acteurs culturels haussent le ton. Réunie ce mercredi 9 septembre 2026 à l’Espace Culturel Miva, la Fédération Togolaise de Musique (FTM) regroupant des artistes et des acteurs clés du secteur culturel a officialisé une série d’actions de mobilisation prévues pour le mois d’octobre.
Face aux difficultés persistantes qui asphyxient le milieu, les professionnels entendent se faire entendre à travers des sit-in pacifiques pour exiger des réponses concrètes des pouvoirs publics.
Des revendications profondes et un dialogue rompu
Après des années de propositions et de pourparlers infructueux, la FTM dresse un constat alarmant : la majorité des engagements pris par l’État envers les artistes restent sans suite effective. Les griefs formulés lors de cette rencontre s’articulent autour de plusieurs axes majeurs.
Au centre des revendications figure le Fonds National de Promotion Culturelle (FNPC), dont elles demandent l’opérationnalisation immédiate et la mise en place effective des organes de gestion.
La Plateforme réclame également la transparence sur les ressources publiques consacrées à la culture depuis 2022, des explications sur l’utilisation des fonds durant les années sans appel à projets, ainsi que des avancées sur le BUTODRA, la rémunération pour copie privée, la réouverture des espaces culturels et l’adoption d’une véritable politique sectorielle de la musique.
Les professionnels demandent par ailleurs, la fin du favoritisme dans l’accès aux opportunités publiques, la recomposition de certaines directions techniques du ministère de la Culture, la convocation des États généraux de la culture et des mesures urgentes en faveur de la protection sociale et des conditions de vie des artistes.
À ces revendications s’ajoute également un appel à la démission du ministre chargé de la Culture, tenu pour responsable de l’absence de résultats et du non-respect de certains engagements.
Une démarche constructive malgré la fermeté
Tout en maintenant la pression, la FTM tient à rassurer sur la nature de son mouvement. Les responsables l’affirment : ces actions de rue ne visent en aucun cas l’affrontement avec l’État. L’objectif recherché demeure l’ouverture d’un cadre de dialogue institutionnel rigoureux.
Les artistes réclament des réponses écrites, précises et assorties d’un calendrier d’exécution transparent. Le compte à rebours est lancé pour le mois d’octobre, placé sous le signe de l’engagement citoyen et de la défense des droits des travailleurs de la culture au Togo.



