(Öri Infos) – Le Togo vient de dévoiler la composition du tout premier gouvernement de la Ve République. Une équipe largement remaniée, où plusieurs figures bien connues de la scène politique nationale manquent à l’appel.
S’il accueille de nouveaux visages et une équipe resserrée, il se distingue aussi par l’absence de plusieurs figures clés du précédent exécutif. Et certaines absences n’ont pas manqué de surprendre.


Pour beaucoup d’observateurs, les absents pourraient aussi revenir plus tard ou être repositionnés dans d’autres rôles. Ces départs ne sont pas anodins : ils dessinent des choix politiques, des arbitrages, voire des ruptures symboliques.
Les absents du gouvernement de la Ve République
Victoire Tomégah-Dogbé, la grande absente
C’est sans doute l’absence la plus symbolique. Première femme à avoir dirigé un gouvernement au Togo, Victoire Tomégah-Dogbé ne figure plus dans la nouvelle équipe. Son départ marque la fin d’un cycle ouvert en 2020, durant lequel elle a incarné la continuité, la rigueur et une approche axée sur la gouvernance participative.
Son absence au sein du premier gouvernement de la Ve République traduit une reconfiguration institutionnelle : le poste de Premier ministre n’existe plus dans la même forme, dans ce régime parlementaire où le centre de gravité du pouvoir s’est déplacé vers le chef du gouvernement issu de la majorité parlementaire. Mais symboliquement, la page Tomégah-Dogbé est bel et bien tournée.

Parmi les autres absents notables :
- Foli Bazi Katari, ancien ministre de l’Environnement et des Ressources forestières.
- Lidi Bessi-Kama, ministre des Sports et des Loisirs, très active lors des grands événements sportifs.
- Kayi Mivedor-Sambiani, ex-ministre du Commerce et de la Consommation locale.
- Kanka-Malik Natchaba, ex-ministre de l’Enseignement supérieur.
- Mila Aziablé, Nommée en 2020, elle a été ancienne ministre déléguée chargée de l’Énergie et des Mines.
- Le Général Damehame Yark, jusque là Ministre d’État en charge des Ressources halieutiques, animales et de la réglementation de la transhumance
Ces départs traduisent une volonté claire de renouveau. Le président Faure Gnassingbé et sa majorité semblent vouloir amorcer une nouvelle phase politique, adaptée au régime parlementaire instauré récemment.

