La Somalie a adopté une loi fixant l’âge minimum du mariage à 18 ans. 24 heures plus tard, celle-ci a été annulée, sous la pression de groupes religieux et d’une partie de la population masculine.


Le 1er octobre 2025, la Chambre basse du parlement somalien a approuvé l’adhésion du pays à la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants. Le texte a été adopté à une large majorité : 130 voix pour, 10 voix contre et 5 abstentions. Une victoire juridique mais pas totale.
Certains Somaliens ont, après le vote, exprimé leur inquiétude quant à la contradiction de certaines dispositions de la Charte avec la loi islamique. D’autres y ont vu néanmoins une avancée importante pour la protection des enfants somaliens.
En réponse, le ministère de la Famille et des Droits de l’homme a confirmé, dans un communiqué, l’inapplication de plusieurs articles de la Charte dans le pays.

Il s’agit entre autres des articles 2 et 21 concernant la définition de l’enfant et de l’âge du mariage. Le gouvernement a précisé que, selon la loi islamique, l’âge du mariage dépend de la maturité de la personne et non d’un nombre fixe.
Rappelons que dans le pays, des fillettes de 10, 11 ou 12 ans sont mariées à des hommes adultes.
La Somalie n’est cependant pas le seul pays africain appliquant des réserves à la charte. Il rejoint ainsi l’Egypte et la Mauritanie.

