(Öri Infos) – Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté lundi sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a acceptée “sans délai”, selon un communiqué de l’Élysée.
Un départ aussi soudain qu’inattendu, survenu au lendemain de l’annonce d’un gouvernement contesté, marqué par le retour d’anciennes figures et l’absence de renouveau.
Un gouvernement trop “immobile”
Les premières heures du nouveau gouvernement avaient déjà suscité un torrent de critiques.
Oppositions et observateurs ont dénoncé un exécutif “figé”, “technocratique” et “déconnecté des urgences sociales”.
Selon plusieurs sources internes, Lecornu aurait subi une pression grandissante après la publication de la liste des ministres, notamment de la part de certains cadres de la majorité peu associés à la composition du cabinet.


Un conseiller de Matignon confie :
“Lecornu a compris qu’il n’aurait pas les mains libres. Entre les désaccords internes et le rejet public, il a préféré partir plutôt que d’être paralysé.”
L’opposition se déchaîne
Dans la foulée, Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a appelé à une dissolution immédiate de l’Assemblée nationale.
“Ce gouvernement n’a plus aucune légitimité. Emmanuel Macron doit rendre la parole aux Français”, a-t-il écrit sur le réseau X.
À gauche, Mathilde Panot, cheffe de file de La France insoumise, est allée plus loin :
“Le problème n’est pas Lecornu, c’est Macron lui-même. Le président doit démissionner. Le système est à bout de souffle.”
Une succession sous haute tension

Cette démission plonge le chef de l’État dans une nouvelle séquence d’incertitude.
Plusieurs noms circulent déjà pour prendre la tête du gouvernement : Élisabeth Borne, Gérald Darmanin, voire Gabriel Attal, présenté comme un “profil de stabilité” au sein de la majorité.
Mais aucune décision n’a encore été arrêtée.

