(Öri Infos) – En économie, le quotidien « Liberté » en Côte d’ivoire révèle que dix (10) suspects ont été mis aux arrêts dans le cadre d’un présumé détournement de 39 milliards aux impôts. Pour l’Essor, le directeur général Abou Sié est « lavé de tout soupçon ».
Selon les informations communiquées par le Syndicat des Agents des Impôts (SAGI), une plainte a été enregistrée le 21 juillet 2026 auprès du Procureur de la République près le PPEF. Le syndicat évoque un préjudice financier estimé à plus de 39 milliards de FCFA et sollicite l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités éventuelles.


Contrairement à certaines présentations laissant croire à une découverte récente, ce dossier trouve son origine dans des contrôles internes engagés par la Direction générale des Impôts elle-même.
Selon plusieurs sources administratives concordantes, les premières anomalies relatives à l’utilisation frauduleuse de la signature électronique du Directeur général auraient été détectées dans le cadre des mécanismes internes de contrôle. L’Inspection générale des services fiscaux a ensuite conduit des investigations approfondies dont les conclusions ont été présentées lors du séminaire bilan 2025-perspectives 2026 organisé à Yamoussoukro.
Ces investigations ont mis en évidence l’existence de manipulations frauduleuses ayant permis l’émission de dégrèvements fiscaux irréguliers au moyen de procédés informatiques destinés à usurper des habilitations administratives.

Des sources proches du dossier indiquent que dès la découverte des irrégularités, le Directeur général de la DGI a engagé les procédures administratives et judiciaires prévues par les textes.
Ces démarches auraient notamment conduit à la saisine des autorités judiciaires compétentes et à l’interpellation de plusieurs agents techniques et informaticiens suspectés d’avoir participé aux manipulations du système d’information. Plusieurs d’entre eux feraient actuellement l’objet de poursuites devant les juridictions compétentes.
Ces éléments montrent clairement que la Direction générale n’est pas restée inactive face aux irrégularités constatées, mais a au contraire contribué à leur révélation et à leur traitement.

La plainte du SAGI demande notamment l’identification de l’ensemble des personnes impliquées, la récupération des sommes éventuellement perdues par le Trésor public ainsi que la mise en œuvre des mesures conservatoires prévues par la loi.

