(Öri Infos) – Ce mardi devant les parlementaires, c’est avec un sens de responsabilité les plus accrus que le le Président du Conseil a prononcé son discours de politique générale sous la Cinquième République.
« Nous n’avons pas changé de République pour les manuels de droit, mais pour vos routes, vos écoles, vos hôpitaux », a-t-il martelé, assumant le caractère historique d’un basculement qui place désormais le cœur de la décision politique au Parlement.


Une nouvelle ère, affirme-t-il, non pas parce qu’un texte a été voté, mais parce qu’un nouvel esprit public doit émerger : un pouvoir plus proche, plus transparent et plus redevable. Face aux interrogations et aux scepticismes, il a insisté sur le caractère apaisé, institutionnel et consensuel de la réforme, dans une région marquée par les crises. « Pas de fracas, pas de rupture brutale : un choix fait dans le calme, avec pour seule boussole l’intérêt supérieur de la République. ».
« Nous construisons une République nouvelle. Une République d’équilibre. Une République d’avenir. »
À ceux qui craignent un habillage institutionnel, il répond que la Ve République n’est pas conçue pour renforcer un camp mais pour mieux servir le peuple, rééquilibrer les pouvoirs et imposer une obligation nouvelle : rendre des comptes. Dans ce régime parlementaire renouvelé, chaque député, chaque ministre, chaque institution doit incarner une démocratie adulte, où le débat remplace les postures et où la responsabilité supplée la simple indignation.
Le Président du Conseil revendique ainsi un changement de culture politique. Le Parlement, dit-il, devient non seulement la maison des lois, mais la maison des décisions stratégiques du pays. La majorité doit assumer, l’opposition doit proposer, et l’exécutif ne gouvernera plus seul. « Nous quittons la logique du chef providentiel pour entrer dans la logique d’un contrat de confiance », affirme-t-il.

L’objectif : que chaque citoyen, de Lomé à Cinkassé, puisse dire que les décisions prises le concernent vraiment.
Ce discours se veut enfin un engagement ferme sur la gouvernance. « Nous ne serons pas jugés sur ce que nous annonçons, mais sur ce que nous faisons », répète le Président du Conseil, déterminé à instaurer une culture de résultats
« La République est entre nos mains. La suite, chers parlementaires, c’est ensemble que nous allons l’écrire. » conclu t-il


