(Öri Infos) – Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a ouvert le lundi 8 décembre à Lomé les travaux du 9ème Congrès panafricain, une rencontre coorganisée par le Togo et l’Union africaine (UA). Dans son allocution, le dirigeant togolais a partagé sa vision du renouveau panafricain.
Devant d’éminentes personnalités d’Afrique et des diasporas, parmi lesquelles la vice-présidente de Colombie, Francia Márquez, dont le pays est invité d’honneur, Faure Gnassingbé a souligné la nécessité pour le continent de compter sur ses propres ressources, de consolider son unité et de reprendre pleinement la maîtrise de son destin.


« Car le monde change, l’ordre international se recompose. De nouveaux pôles émergent. Dans ce moment de transformation, une réalité s’impose : aucune nation africaine ne peut affronter seule l’ampleur des défis contemporains. Ni l’injustice climatique. Ni les crises sanitaires. Ni les fractures technologiques. Ni la compétition économique mondiale.
Le panafricanisme n’est donc plus seulement une idée. C’est un impératif. C’est une stratégie de souveraineté. Il s’agit de décider pour nous-mêmes, sur la base d’une vision collective, réaliste et ambitieuse. Le panafricanisme que nous appelons ici n’est pas celui des slogans. C’est un panafricanisme pragmatique et exigeant.
Un panafricanisme qui unit nos peuples, nos cultures, nos marchés, nos savoirs. Un panafricanisme capable d’agir dans un monde qui, lui, ne nous attendra pas. Ce Congrès doit réaffirmer une vérité simple : l’Afrique ne peut plus se contenter d’être spectatrice. Divisée, elle sera vulnérable. Unie, elle sera forte. » Faure Gnassingbé.

Aujourd’hui, un continent de 1,4 milliard d’habitants, qui représente 28% des Etats membres de l’ONU, et bientôt le quart de l’humanité , n’a toujours pas de siège permanent au Conseil de sécurité.
Ce n’est pas une anomalie, c’est une aberration.

