(Öri Infos) – La récréation est définitivement terminée pour les bâtisseurs clandestins dans la banlieue nord-est de la capitale togolaise. Face à la prolifération des chantiers hors-la-loi et à la menace grandissante des catastrophes naturelles, la mairie d’Agoè-Nyivé 4 passe à l’offensive pour reprendre le contrôle de son espace urbain.
C’est un rappel à l’ordre ferme et définitif que vient de lancer Fofana Abdul-Fahd, le maire de la commune d’Agoè-Nyivé 4. L’obtention d’un permis de construire préalable n’est plus une option, mais une obligation stricte et immédiate pour quiconque souhaite entreprendre des travaux. Cette règle s’impose de manière universelle et sans aucun passe-droit, ciblant aussi bien les simples particuliers que les commerçants, les promoteurs immobiliers ou les grandes entreprises.


L’objectif des autorités municipales est clair : stopper l’implantation sauvage de bâtiments qui défigurent les quartiers et compliquent l’aménagement du territoire, en contrôlant chaque projet directement en amont.
Protection absolue de la vallée du Zio et des zones inondables
La mesure la plus radicale de ce plan d’assainissement urbain concerne la sécurité environnementale. La mairie a prononcé une interdiction totale et immédiate de toute nouvelle construction dans les secteurs classés inondables, avec une vigilance rouge accordée à la vallée du Zio.
Cette décision vise à briser le cycle des inondations récurrentes qui frappent cruellement les populations locales chaque année. Pour la municipalité, il est devenu impératif de mettre fin à l’occupation irrégulière de ces espaces à haut risque et de protéger des vies humaines en interdisant l’accès aux zones de danger.

