(Öri Infos) – Par un arrêté pris le 27 juillet 2004, le ministère en charge de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a proscrit les croupions de dinde au Togo. Cet arrêté dispose explicitement, aux termes de son article 1er, que l’importation, l’entreposage et la distribution des croupions de dinde sous toutes ses formes sont interdits sur toute l’étendue du territoire national. Et l’article 2 d’ajouter : tout contrevenant à la disposition de l’article 1er s’expose aux sanctions prévues par la loi.
Malgré les arrêtés ministériels et les campagnes d’avertissement répétées par les organismes de sécurité sanitaire, le produit continue de circuler. Il n’est pas rare d’en trouver même sur les étalages des bonnes dames vendeuses de nourritures, dans les marchés, aux abords des voies publiques, et beaucoup de consommateurs en raffoleraient vraisemblablement..
Pourquoi le Togo a interdit le croupion de dinde ?
Le croupion est la partie anatomique où la dinde stocke la majorité de sa graisse. Sa teneur en cholestérol et en acides gras saturés est particulièrement élevée. Une consommation régulière favorise l’apparition de l’obésité, de l’hypertension artérielle, du diabète et de maladies cardiovasculaires graves.
Les autorités sanitaires régionales pointent souvent du doigt les substances (hormones, antibiotiques, conservateurs) et les procédés de transformation industrielle utilisés dans les circuits d’exportation.
« Les croupions de dinde importés sont cancérigènes et donc impropres à la consommation humaine », avait rappelé en 2020, le ministre en charge de la production animale, Koutéra Bataka qui a constaté le non-respect de cette disposition par certains opérateurs économiques. Néanmoins, poursuit le ministre, « les autres parties de la dinde peuvent être consommées sans aucune inquiétude ».



