Pour la première fois, le Togo participe à la 19e Biennale internationale d’architecture de Venise, qui se tiendra du 10 mai au 23 novembre 2025. Sous le thème général « Intelligens. Natural. Artificial. Collective. », défini par le commissaire Carlo Ratti, le pavillon togolais, intitulé « Considering Togo’s Architectural Heritage », met en lumière la richesse et la diversité du patrimoine architectural du pays, tout en proposant des solutions durables face aux défis climatiques.

Une vitrine pour l’héritage architectural togolais
Le projet, commandité par Sonia Lawson, fondatrice du Palais de Lomé, et conçu par le studio NEiDA (dirigé par l’architecte Jeanne Autran-Edorh et la curatrice Fabiola Büchele), explore l’histoire architecturale du Togo : des Tata-Tamberma au renouveau incarné par les deux palais, l’hôtel du 2 Février, ou encore les structures marquantes du passé, en attente de renaissance, comme la Bourse du Travail et l’Hôtel de la Paix.
Le pavillon met en avant des techniques de construction ancestrales, comme l’utilisation de matériaux locaux, tout en intégrant des influences extérieures qui ont façonné le paysage bâti togolais. Selon NEiDA, cet héritage, à la fois « ingénieux et excentrique », inspire des approches contemporaines adaptées au climat et respectueuses de l’environnement.
Le pavillon met en avant des techniques de construction ancestrales, comme l’utilisation de matériaux locaux, tout en intégrant des influences extérieures qui ont façonné le paysage bâti togolais. Selon NEiDA, cet héritage, à la fois « ingénieux et excentrique », inspire des approches contemporaines adaptées au climat et respectueuses de l’environnement.
Un dialogue entre tradition et innovation
Le Togo s’inscrit dans la démarche collaborative de la Biennale, qui invite chaque pays à répondre au mot d’ordre « One place, one solution ». Le pavillon togolais illustre comment les savoir-faire traditionnels peuvent dialoguer avec des innovations modernes pour répondre aux enjeux actuels, comme le changement climatique et l’urbanisation rapide. En exposant des exemples concrets, tels que le bâtiment brutaliste de la BOAD à Lomé, le projet souligne la capacité de l’architecture togolaise à allier résilience et créativité.
Une participation saluée
Cette entrée sur la scène internationale a été chaleureusement accueillie, notamment par des figures comme Sonia Lawson, qui voit dans cette initiative une opportunité de valoriser le patrimoine togolais à l’échelle mondiale. Le Palais de Lomé, centre culturel majeur, joue un rôle clé dans cette mise en lumière, après avoir organisé des événements comme « Architecture Encounters » fin 2024, qui ont préparé le terrain pour cette participation.
Perspectives pour l’avenir
En rejoignant des nations comme l’Azerbaïdjan, Oman et le Qatar, également nouveaux venus à la Biennale 2025, le Togo affirme sa place dans le débat global sur l’architecture durable. Ce pavillon, installé dans les espaces emblématiques des Giardini ou de l’Arsenale, promet d’attirer l’attention des 300 000 visiteurs attendus, offrant une réflexion sur la manière dont l’intelligence collective et les racines culturelles peuvent façonner un avenir bâti plus harmonieux.
