(Öri Infos) – Le Mali traverse l’une des crises économiques les plus graves de son histoire récente. Les stations-service de Bamako sont à sec depuis plusieurs jours, paralysant les transports et contraignant certaines institutions à suspendre leurs activités.
L’université privée HETEC a annoncé la fermeture de ses portes, tout comme d’autres établissements supérieurs tels que SUP IGA, TechnoLab et ISC Business School, qui resteront fermés jusqu’au 3 novembre 2025.


Les conséquences de cette pénurie se font sentir dans tous les secteurs. Les véhicules pickup, complètement à sec, se font remorquer par des tricycles, seul moyen de locomotion encore en activité. Les habitants de la capitale tentent de quitter la ville, mais se heurtent à l’impossibilité de se déplacer et de s’approvisionner. Le niveau d’alerte pour le Mali est maintenu au niveau 4, correspondant à la recommandation « ne pas voyager ».

Les attaques contre les convois de carburant se poursuivent. Plusieurs dizaines de citernes en provenance de la Côte d’Ivoire ont été incendiées récemment entre Loloni et Sikasso. Les groupes armés reviennent sur les lieux de leurs attaques pour compter les épaves, sans rencontrer de résistance des Forces armées maliennes.

