(Öri Infos) – Pour désengorger le Port Autonome de Lomé (PAL) et optimiser le transit des marchandises, le gouvernement lance de nouveaux projets d’envergure dans l’arrière-pays. Le point sur cette stratégie de décentralisation logistique.
La région Centrale s’apprête à accueillir un port sec stratégique à Agbandi (préfecture de Blitta). Ce projet colossal s’étendra sur une superficie de 1 416 hectares. Actuellement, les équipes techniques sont sur le terrain pour réaliser les relevés topographiques, une étape cruciale pour délimiter et sécuriser le foncier avant le démarrage effectif des travaux.


Le PAL ne compte pas s’arrêter là. Des prospections sont également en cours à Cinkassé, dans la région des Savanes, à la frontière avec le Burkina Faso. L’objectif est d’y installer une plateforme logistique similaire pour fluidifier les échanges transfrontaliers.
Pourquoi multiplier les ports secs ?
Selon les autorités, cette expansion vise trois objectifs majeurs pour la compétitivité du port de Lomé :
- Rapidité : Augmenter la cadence de traitement des navires et réduire le temps d’attente à quai.
- Fluidité : Diminuer le temps de transit des marchandises (transit-time).
- Décongestion : Transférer les opérations de stockage et de logistique hors de Lomé pour un meilleur éclatement des flux.
Ces nouveaux chantiers s’inscrivent dans une vision globale entamée en 2021 avec le succès du port sec de la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA). Situé à 30 km de la capitale, ce site de plus de 20 hectares sert déjà de modèle pour ces futures infrastructures.

