(Öri Infos) – À trois jours du premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, l’ancien chef de l’État, Laurent Gbagbo, est sorti de son silence.
Dans un entretien accordé mercredi 22 octobre à AFO Média, d’une durée de 52 minutes, il est revenu sur plusieurs sujets, notamment le rejet de sa candidature et celle de Tidjane Thiam, président du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire).


Selon lui, l’exclusion de ces candidatures prive le scrutin de toute légitimité :
« Ceux qui pouvaient gagner ces élections ont été écartés. Ce n’est pas une élection, c’est un coup d’État civil. C’est un braquage », a-t-il déclaré.
Évoquant les tensions et violences qui ont marqué la période préélectorale avec quatre morts, dont un gendarme, et plusieurs centaines d’arrestations, Laurent Gbagbo a exprimé son soutien aux manifestants opposés au processus électoral.
« Je ne demande pas aux gens de descendre dans la rue, mais je dis que ceux qui manifestent contre ce braquage électoral, je les soutiens », a-t-il affirmé.
Aucun candidat soutenu
Enfin, l’ancien président a tenu à clarifier sa position politique. Il assure ne soutenir aucun candidat, pas même Ahoua Don Mello, issu de son parti, le PPA-CI, mais désormais exclu de la formation.
« Sa candidature n’a jamais été un débat au sein du parti », a précisé Laurent Gbagbo.

