(Öri Infos) – En Guinée Buissau à la veille de la publication des résultats provisoires de la présidentielle de dimanche, un groupe d’officiers a annoncé avoir renversé le président Umaro Sissoco Embaló.
Le général Horta N’Tam, ancien chef d’état-major de l’armée de terre de la Guinée-Bissau est désormais « président de la transition » pendant un an. La cérémonie, sobre, sans hymne national, devant les cadres de l’armée, s’est déroulée dans une salle de conférence au sein de l’état-major.


Le scrutin présidentiel opposait Embaló à Fernando Dias, nouvelle figure politique très suivie dans le pays. Les deux candidats avaient revendiqué la victoire dès le premier tour.
L’Union africaine et la Cédéao ont rapidement condamné le putsch. Elles ont exigé la libération immédiate du président Embaló et des responsables électoraux arrêtés. A cette heure, il semble que M. Embaló se soit réfugié au Congo Brazzaville.
En réaction, la CEDEAO a décidé de mettre en place un conseil de médiation afin de désamorcer la crise. Cette mission délicate a été confiée au président du Conseil togolais Faure Gnassingbé, qui pilote déjà, pour l’Union africaine, les efforts de médiation dans le conflit opposant la RDC au Rwanda.

Il sera accompagné de deux autres dirigeants ouest africains: José Maria Neves, président du Cap-Vert, et Bassirou Diomaye Faye, président du Sénégal.
Petite nation côtière devenue un point stratégique pour les réseaux internationaux de trafic de cocaïne, la Guinée-Bissau enchaîne les crises depuis son indépendance en 1974. Elle a connu au moins neuf coups d’État ou tentatives en un demi-siècle.

