(Öri Infos) – Le Togo s’apprête à digitaliser entièrement l’octroi des permis d’importation pour les végétaux et les pesticides. En faisant passer le délai de traitement de 3 jours à seulement 3 heures, la future plateforme ePermis promet de booster le commerce tout en blindant la sécurité sanitaire du pays.
Le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources Animales et de la Souveraineté Alimentaire a officiellement donné le coup d’envoi du projet ePermis, la future plateforme de dématérialisation des permis d’importation des végétaux, des produits végétaux et des pesticides ce jeudi 09 octobre 2026, à Lomé.
« La digitalisation du permis d’importation répond à la nécessité de moderniser les procédures administratives et d’améliorer les conditions d’exercice des opérateurs économiques », a martelé M. KONLANI Dindiongue, représentant le Ministre de l’Agriculture lors de la cérémonie.
Aujourd’hui, obtenir une autorisation d’importation relève souvent du parcours du combattant. Avec ePermis, le quotidien des opérateurs économiques va radicalement changer.
Selon M. HOUNKANLI Kossi Djifa, Directeur de la Production Agricole, « le passage au numérique pourrait ramener le délai de traitement d’une demande de 72 heures à environ trois (3) heures lorsque toutes les conditions requises sont réunies. Et concrètement ce qui va changer pour les opérateurs avec ePermis c’est : le dépôt et suivi en ligne 24h/24 ; aucun déplacement pour obtenir le permis ; la signature électronique et délégations ; le statut du dossier consultable à tout moment et les données échangées avec la douane ».
Il a tenu également à préciser que le lancement officiel ne signifie pas le début immédiat de la délivrance des permis électroniques, mais marque le démarrage des travaux de conception et de développement de la solution numérique.
Protéger les cultures tout en boostant le commerce
Le permis d’importation n’est pas un simple document administratif : il constitue le premier rempart phytosanitaire du pays. Un lot de semences infesté par une bactérie de quarantaine ou des plants porteurs d’un ravageur exotique peuvent anéantir en quelques temps des filières entières de maïs, de riz ou de maraîchage.
Grâce à la centralisation des informations relatives aux produits importés et à leur provenance, le futur dispositif permettra aux services compétents de mieux évaluer les risques phytosanitaires avant la délivrance des autorisations.



