(Öri Infos) -La capitale togolaise accueille la réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO), un cadre stratégique majeur qui réunit neuf pays d’Afrique de l’Ouest francophone : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans une dynamique régionale visant à accélérer les progrès en matière de santé sexuelle et reproductive.
Créé en 2011, à l’issue de la Conférence de Ouagadougou sur la population et la planification familiale, le Partenariat de Ouagadougou ambitionne de renforcer la coordination entre les États, la société civile et les partenaires techniques et financiers, afin d’optimiser l’impact des programmes de santé reproductive dans la sous-région.
Les résultats enregistrés au cours de la dernière décennie témoignent de l’efficacité de cette approche concertée. Entre 2011 et 2025, plus de 4 millions de nouvelles utilisatrices de la contraception moderne ont été recensées, grâce à l’engagement combiné des gouvernements, des organisations de la société civile, des jeunes et des partenaires au développement.
Cependant, malgré ces avancées notables, d’importants défis subsistent. Les pays membres continuent de faire face à des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale, à des besoins non satisfaits en planification familiale, ainsi qu’à un accès encore insuffisant des jeunes à des services de santé adaptés et de qualité. À cela s’ajoute une forte dépendance aux financements extérieurs, qui fragilise la pérennité des acquis.
La réunion de Lomé se veut ainsi un espace de réflexion et d’action pour identifier des solutions durables et innovantes, capables de renforcer la résilience des programmes nationaux.



