(Öri Infos) – Au carrefour du grand contournement de Lomé, le décor est immuable. Entre les files de véhicules bloquées au feu rouge, plusieurs jeunes se faufilent avec agilité, un lot de torchons solidement accroché au bras. Vendu à 100 FCFA l’unité, son petit commerce trouve preneur au fil des minutes.
Pour lui, ce business informel, bien que précaire, constitue une bouffée d’oxygène qui lui permet de subvenir à ses besoins et de vivre correctement.
Mais cette routine quotidienne est aujourd’hui suspendue à une épée de Damoclès : pour combien de temps encore ?
Dans les couloirs de la municipalité, le ton est donné. Les responsables locaux affichent la ferme intention de libérer les grands axes routiers de la capitale de l’emprise des vendeurs à la sauvette.
Derrière cette décision administrative se cache une réalité sécuritaire incontestable : ces activités menées au milieu de la chaussée représentent un réel danger, tant pour la vie des marchands ambulants que pour la fluidité de la circulation.



