(Öri Infos) – Un coup de filet majeur vient de mettre en lumière l’ampleur des réseaux de traite des personnes en Afrique de l’Ouest. Une opération conjointe d’envergure, menée par la Police nationale ivoirienne et Interpol a permis de démanteler une cellule de trafic humain opérant à Grand-Jacques, dans la commune de Jacqueville.
L’intervention des forces de l’ordre a conduit à la libération de seize victimes, brutalement arrachées à un système d’exploitation moderne particulièrement sordide.

Le piège des fausses promesses d’emploi : Des Togolais parmi les victimes

Parmi les seize personnes secourues, le bilan est lourd : dix mineurs d’âge, originaires du Togo et du Ghana voisins.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le mode opératoire des trafiquants reposait sur la manipulation. Les victimes avaient été recrutées dans leurs pays d’origine sous le miroir aux alouettes de fausses promesses d’emploi. On leur faisait miroiter des postes stables et rémunérés dans le secteur de la transformation du poisson en Côte d’Ivoire.

Une fois arrivées sur place, la réalité s’est avérée dramatique. Ces jeunes se sont retrouvés piégés dans un engrenage infernal : soumis à des conditions de travail éprouvantes, ils étaient forcés de travailler sans aucune rémunération, au profit d’un système d’exploitation parfaitement structuré.

L’assaut coordonné a également permis de neutraliser les têtes pensantes présumées de ce réseau local.
Quant aux seize rescapés, dont les jeunes Togolais, ils ont été mis hors de danger et bénéficient actuellement d’une prise en charge médicale, psychologique et sociale spécialisée afin de préparer leur reconstruction et leur rapatriement sécurisé.

