(Öri Infos) – La tension politique monte en Guinée-Bissau. À trois semaines des élections générales prévues le 23 novembre, l’armée a annoncé avoir déjoué une tentative de subversion de l’ordre constitutionnel, selon les déclarations du vice-chef d’état-major, le général Mamadou Touré, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 31 octobre à Bissau.
« Cette action visait à interrompre le processus électoral », a indiqué le général Touré, sans donner de détails sur la nature des préparatifs ni le nombre exact d’officiers impliqués.


Selon le haut commandement, plusieurs officiers supérieurs ont été arrêtés dans le cadre de cette opération, tandis que d’autres sont actuellement en fuite. Parmi les personnes interpellées figure le général de brigade Daba Nawalna, directeur d’un centre de formation militaire situé à une trentaine de kilomètres de la capitale.
La Guinée-Bissau, petit pays d’Afrique de l’Ouest, est coutumière des coups d’État et des tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974. Les forces armées y ont souvent joué un rôle déterminant dans les transitions politiques.
Les autorités militaires n’ont pour l’heure fourni aucun détail sur les motivations précises de cette « tentative de subversion », ni sur les mesures de sécurité mises en place pour garantir la tenue du scrutin de novembre.

