(Öri Infos) – L’État togolais poursuit sa politique de protection et de récupération du domaine public. Après le recensement des réserves administratives effectué du 24 septembre au 14 octobre 2024 dans les communes du Grand Lomé, le gouvernement rappelle aux occupants illégaux particuliers comme entreprises l’obligation de libérer ces terrains dans un délai d’un an.
Dans une note adressée le 24 octobre 2025 aux maires du Grand Lomé, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté Hodabalo, a réaffirmé la volonté du gouvernement de rétablir l’ordre sur les réserves administratives.

« En attendant l’expiration du délai, les équipes techniques sillonnent depuis le 17 octobre 2025 les 13 communes du Grand Lomé pour implanter des panneaux géants d’identification sur lesdites réserves », précise le ministre.

Cependant, lors de cette opération, plusieurs occupants ont affirmé détenir des titres légaux justifiant leur présence sur ces parcelles considérées comme appartenant à l’État.
Face à cette situation, Awaté Hodabalo a instruit les maires à mettre en place, au sein de leurs services techniques, des commissions locales chargées de collecter les documents justificatifs des occupants concernés.
Les communes sont invitées à organiser, sous leur responsabilité, la campagne de dépôt des dossiers. Les pièces exigées comprennent notamment :
- des arrêtés de rétrocession, d’attribution, d’affectation, de cession ou de bail ;
- des contrats d’échange ou tout autre document officiel jugé valable ;
- un plan parcellaire avec coordonnées UTM, afin de permettre aux services compétents d’effectuer les vérifications nécessaires.

Cette démarche, initiée à la suite du communiqué conjoint des ministères de l’Administration territoriale, des Finances et de l’Urbanisme du 19 novembre 2024, vise à clarifier le statut foncier des terrains administratifs et à préserver le patrimoine de l’État contre les occupations anarchiques.

