(Öri Infos) – La politique d’immigration américaine franchit un nouveau cap. Les États-Unis ont officialisé et rendu permanent un programme de cautionnement de visa qui cible les ressortissants de 50 pays à travers le monde, dont 30 nations africaines.
Désormais, certains voyageurs de ces pays qu’ils voyagent pour affaires ou pour le tourisme (visas B1/B2) pourraient se voir exiger le versement d’une caution s’élevant jusqu’à 20 000 $ avant d’obtenir leur précieux sésame pour entrer sur le territoire américain.

Comment fonctionne ce programme de caution ?

Le principe de cette mesure repose sur un mécanisme de dépôt de garantie :
- Le remboursement : La somme versée est intégralement restituée au voyageur à condition qu’il respecte scrupuleusement les termes de son visa et qu’il quitte les États-Unis avant la date d’expiration autorisée.
- La confiscation : En cas de dépassement de la durée de séjour (overstay) ou de toute autre infraction aux conditions du visa, la caution est purement et simplement confisquée par l’État américain.
L’objectif affiché par les autorités américaines est de dissuader l’immigration illégale et de s’assurer du retour des visiteurs dans leur pays d’origine au terme de leur séjour.
La liste des nations africaines listées par le programme
Sur les 50 pays concernés à l’échelle mondiale, 30 appartiennent au continent africain, ce qui suscite de vives interrogations quant aux barrières à la mobilité internationale, aux échanges économiques et culturels.

Parmi les nations africaines listées par le programme figurent notamment :
- Le Nigeria, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Burundi et Cabo Verde.
- La République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Éthiopie, le Gabon et la Gambie.
- La Guinée, la Guinée-Bissau, le Soudan, le Malawi, Maurice et le Mozambique.
- La Namibie, le Sénégal, les Seychelles, le Togo, la Tunisie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.

