(Öri Infos) – L’annonce est tombée le mardi 9 décembre 2025. Omar Touray, président de la Commission de la CEDEAO, a tiré la sonnette d’alarme lors de la 55ᵉ session du Conseil de médiation et de sécurité, tenue à Abuja.
Cette réunion exceptionnelle faisait suite à une succession de coups d’État comme celui survenu en Guinée-Bissau et de tentatives de mutinerie avortées, notamment au Bénin.
Selon M. Touray, ces événements illustrent « la nécessité d’une introspection profonde sur l’avenir de notre démocratie et l’urgence d’investir davantage dans la sécurité régionale ».


Le mois dernier, des officiers militaires ont renversé le président Umaro Sissoco Embaló et interrompu le processus électoral en Guinée-Bissau.
Plus récemment, dimanche, un groupe de soldats béninois a annoncé avoir pris le pouvoir. Quelques heures plus tard, l’armée de l’air nigériane est intervenue pour restaurer l’ordre constitutionnel. La CEDEAO a également indiqué le déploiement de forces supplémentaires venues du Ghana, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Leone.
Bayo Onanuga, porte-parole du président Bola Tinubu, a précisé que ces actions militaire répondaient à une demande officielle du gouvernement béninois.

Parallèlement, la Confédération des États du Sahel a dénoncé la violation de son espace aérien par un appareil de l’armée de l’air nigériane, condamnant fermement cette intervention.
Face à l’escalade des tensions, Omar Touray a conclu d’une voix grave : « Notre communauté est désormais en état d’urgence. »

