(Öri Infos) –Des milliers de spectateurs se sont rassemblés dimanche à Porto-Novo pour assister au Festival annuel des masques, un événement culturel majeur au Bénin. Ce rendez-vous coloré met à l’honneur les esprits ancestraux et les traditions vivantes du pays.
À travers des danses rituelles, des costumes flamboyants et des masques sculptés dans le bois, les artistes ont animé les rues de la capitale. Leurs performances racontent des histoires anciennes, transmises de génération en génération.
Le festival tient une place centrale dans les cultures Yoruba, Somba et Betammaribe. Les danseurs masqués, connus sous les noms d’Egungun et de Zangbeto, incarnent des figures spirituelles qui symbolisent les ancêtres, garants de l’ordre et protecteurs contre le mal.
« Cela représente notre culture, c’est ce qui nous définit en tant que Béninois », confie Farid Mutairou, architecte. « Nous sommes l’un des rares pays africains à valoriser autant notre héritage. »
Porté par les autorités, le Festival des masques est devenu un levier de développement touristique. Il attire des visiteurs venus des pays voisins, d’Europe et d’ailleurs.
« Le président veut faire du tourisme un pilier de l’économie », rappelle Charlemagne Yankoty, maire de Porto-Novo.
