(Öri Infos) – 5 octobre 1990 – 5 octobre 2025 : 35 ans déjà ! Dans un communiqué, la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), à l’avant-garde de cette contestation, commémore l’événement et appelle à un nouveau sursaut citoyen.
Le mouvement avait pris racine à la fin des années 1980, notamment après le procès d’étudiants comme Dossouvi Logo et Agbélengo Doglo, accusés d’avoir distribué des tracts jugés subversifs contre le pouvoir en place. Depuis, le pays a connu de multiples mobilisations politiques et sociales en faveur de la démocratie.


Mais malgré ces décennies d’efforts, la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), l’un des partis historiques de l’opposition, reconnaît que le pouvoir en place s’est consolidé.
« Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à obtenir le changement que nous voulons. Ce n’est pas un échec définitif, mais un processus. Le combat continue », a déclaré Brigitte Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la CDPA, lors d’une récente intervention médiatique.
Selon elle, le régime reste “sourd aux revendications” et continue de s’appuyer sur la répression pour se maintenir. « Les temps sont durs… mais nous n’avons pas le choix. Autant mourir debout que de faim ou de peur », a-t-elle lancé, appelant les militants à rester courageux.
Mme Adjamagbo-Johnson a également reconnu des faiblesses internes au sein de l’opposition, notamment les divisions et querelles de leadership qui, selon elle, ont freiné le mouvement démocratique.

« Chaque responsable politique sait qu’il faut désormais agir ensemble. L’intérêt national doit primer sur les ambitions personnelles », a-t-elle insisté, soulignant quelques initiatives récentes en faveur d’une synergie d’action.

