(Öri Infos) – Lors de son intervention à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, vendredi, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a livré un discours marqué par un appel appuyé à la réforme du multilatéralisme, à la justice pour les peuples africains et à la reconnaissance des crimes historiques, notamment le génocide commis contre les populations africaines.
Tout en saluant les efforts du Secrétaire général de l’ONU pour insuffler un nouveau dynamisme à l’organisation, le chef de la diplomatie togolaise a rappelé que l’efficacité des Nations Unies est aujourd’hui fragilisée par le retour inquiétant de la « loi du plus fort ».
« Dans un contexte international de grande confusion, où tout semble sens dessus dessous, il n’est pas facile d’être Secrétaire général de l’ONU. C’est pourquoi le Togo vous apporte tout son soutien », a déclaré Robert Dussey.
Des avancées notables sur les ODD
Le ministre a également mis en avant les progrès enregistrés par le Togo dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), soulignant que l’Agenda 2030 sert de boussole stratégique pour l’ensemble des politiques publiques du pays. En commençant son allocution, Robert Dussey a tenu à préciser à la tribune de l’ONU que le Togo se porte mieux.
« Soyez rassurés, le Togo va bien. Et le Togo va mieux, au bénéfice de nos populations », a-t-il déclaré.
À travers la feuille de route gouvernementale 2020-2025, articulée autour de quatre piliers social, économique, environnemental et gouvernance , le Togo a enregistré des résultats tangibles :
- Accès aux soins de santé : 90,7 % de la population en bénéficiait en 2023, contre seulement 19,3 % en 2020.
- Accès à l’eau potable : 86 % des Togolais y avaient accès en 2024, contre 26 % quatre ans plus tôt.
Malgré ces avancées, Robert Dussey a alerté sur la fragilité de ces acquis face à la montée des périls sécuritaires dans la sous-région. Selon lui, l’expansion du terrorisme dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest représente une menace réelle pour le Togo et pour l’ensemble des pays de la zone. L’interview complet est à regarder ci-dessous.
