(Öri Infos) – Le 17 septembre, à Tokoin-Solidarité, l’ex-ministre a été interpellée à son domicile par les forces de sécurité et placée sous mandat de dépôt à Lomé. Le procureur de la République, Mawama Talaka a livré des précisions qui confirment la gravité des faits reprochés à l’ex-ministre.
Selon le parquet, cette décision fait suite à une enquête judiciaire ouverte après son interpellation le 17 septembre 2025 à son domicile de Tokoin-Solidarité.
L’enquête diligentée par la police judiciaire a permis de réunir des indices jugés graves et concordants pour des faits liés à l’atteinte à la sécurité intérieure de l’État.
De graves accusations portées contre Marguerite Gnakadé
Les charges retenues contre Mme Gnakadé sont multiples : incitation à la révolte contre l’autorité de l’État, publication de fausses nouvelles de nature à ébranler la discipline et le moral des armées, trouble aggravé à l’ordre public et entrave au bon fonctionnement de la justice.
Mawama Talaka révèle un élément marquant : lors de sa garde à vue, Marguerite Gnakadé aurait détruit une preuve essentielle. Ce geste, qualifié d’entrave à la justice, vient renforcer les soupçons des enquêteurs et alourdit le dossier de l’ex-ministre.
Le parquet indique qu’une information judiciaire est désormais ouverte et confiée à un juge d’instruction. « La procédure suit son cours dans le strict respect du code de procédure pénale », insiste le procureur, qui cherche à couper court aux spéculations.
