(Öri Infos) – Le gouvernement togolais tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué conjoint publié le 18 juillet 2026, les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Environnement annoncent la confirmation de plusieurs foyers de grippe aviaire hautement pathogène (virus H5N1) dans des élevages de volailles. Une série de mesures d’urgence a immédiatement été déclenchée afin de contenir la propagation de la maladie.
Cinq élevages touchés dans trois préfectures
Selon les autorités, les services techniques ont été alertés après des cas de fortes mortalités de volailles observés dans cinq fermes situées dans les localités suivantes :

- Agbélikolétou (canton d’Anyronkopé), dans la préfecture de Vo ;
- Kovié (canton de Kovié), dans la préfecture de Zio ;
- Vodougbé (canton d’Aneho) ;
- Hémadzro (canton de Glidji) ;
- Noblokomé (canton d’Aklakou), dans la préfecture des Lacs.

Les investigations réalisées sur le terrain ainsi que les analyses effectuées par le Laboratoire central vétérinaire (LCV) de Lomé ont confirmé la présence du virus H5N1, responsable de l’influenza aviaire hautement pathogène.
Un plan de riposte immédiatement déployé
Face à cette situation, le gouvernement a activé son plan opérationnel de lutte contre la grippe aviaire. Plusieurs mesures sanitaires strictes sont désormais appliquées dans les zones concernées.
Parmi elles figurent l’abattage, l’incinération et l’enfouissement des volailles contaminées ; la destruction des œufs, de la provende et du matériel d’élevage infecté ; la désinfection complète des poulaillers ; la mise en quarantaine des exploitations concernées ; l’interdiction des mouvements de volailles et la fermeture des marchés de volailles dans les localités touchées pendant 30 jours.

Les autorités annoncent également le renforcement de la surveillance dans les exploitations avicoles voisines ainsi que le suivi sanitaire des personnes ayant été en contact avec les élevages concernés. La surveillance épidémiologique est renforcée dans le cadre de l’approche « Une seule santé », qui associe les secteurs de la santé humaine, animale et environnementale afin de prévenir tout risque de propagation.

