(Öri Infos) – Le Burkina Faso dispose désormais de la technologie MammaTyper pour le diagnostic moléculaire du cancer du sein. Installée dans les CHU de Bogodogo, à Ouagadougou, et de Pala, à Bobo-Dioulasso, cette technologie permet d’obtenir les résultats en environ 6h.
Le Burkina Faso fait figure de pionnier et s’est positionné comme le premier pays de la sous-région à l’avoir officiellement déployé et intégré à grande échelle dans ses structures publiques de santé (notamment dans des Centres Hospitaliers Universitaires comme le CHU de Bogodogo) pour moderniser le diagnostic du cancer du sein.
Elle identifie le sous-type moléculaire de la tumeur afin d’aider les médecins à choisir un traitement adapté. Selon le médecin biologiste Bruno Adjonba, cité par plusieurs médias burkinabè, il s’agit de la première utilisation de MammaTyper en Afrique. Jusqu’ici, certains examens nécessitant ce sous-typage étaient réalisés à l’étranger.
MammaTyper permet d’identifier le sous-type moléculaire de la tumeur afin d’orienter le choix du traitement. « En fonction du sous-type moléculaire, il propose un traitement adapté. Il n’y a plus vraiment à tâtonner sur ce qu’il faut administrer au patient », explique le Dr Bruno Adjongba AWEH, médecin spécialiste en Histologie-Embryologie-Cytogénétique et biologie de la reproduction au CHU de Pala. Selon lui, cette technologie, qui permet d’obtenir des résultats précis en six heures, est utilisée pour la première fois en Afrique.



