Pour les ressortissants américains, la consigne émise par le Département d’État est aussi directe que sans appel : « Ne voyagez pas » (Do Not Travel). Washington justifie cette position par un cumul de menaces jugées critiques pour la sécurité et la vie des voyageurs étrangers, parmi lesquelles figurent le terrorisme, le risque élevé d’enlèvement, les conflits armés, les troubles civils ainsi que l’instabilité politique.
Parmi les territoires concernés par cette mise en garde maximale figurent une grande partie des pays du Sahel et de l’Afrique centrale, notamment :
- Burkina Faso
- Centrafrique
- Tchad
- RDC
- Libye
- Mali
- Niger
- Somalie
- Soudan du Sud
- Soudan
- Ouganda
L’inclusion de l’Ouganda dans cette catégorie d’alerte maximale s’explique notamment par une détérioration rapide des conditions sanitaires liée à une épidémie d’Ebola, venant s’ajouter aux risques sécuritaires environnementaux.
Au-delà de la gravité des risques identifiés sur le terrain incluant également la difficulté d’accès à des infrastructures de santé adéquates, le gouvernement américain souligne une contrainte majeure : son incapacité à intervenir en cas d’urgence.
Dans plusieurs de ces zones, la présence diplomatique des États-Unis est soit fortement réduite, soit totalement suspendue. Par conséquent, les autorités avertissent leurs citoyens que la capacité du gouvernement américain à leur fournir des services d’urgence ou à organiser une évacuation y est extrêmement restreinte, voire totalement nulle.



