(Öri Infos) – Réunis depuis mardi 2 septembre à Lomé, les acteurs politiques togolais participent à la 23ᵉ réunion du Cadre permanent de concertation (CPC), en troisième session de l’année 2025. Cette rencontre, prévue pour durer deux jours, est présentée comme importante pour l’apaisement du climat sociopolitique. A l’ordre du jour, cinq points clés : les bilans du processus électoral des municipales du 17 juillet, la présidence du CPC, la situation socio-économique du pays, les perspectives et les divers.
À l’ouverture des travaux, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, le colonel Awaté Hodabalo, commissaire du gouvernement et rapporteur du CPC, a donné le ton. Saluant « la disponibilité permanente » des partis et acteurs politiques, il a tenu à souligner l’importance de leur implication dans le dernier scrutin local.
L’un des points forts de l’intervention du ministre portait sur « les félicitations du président du conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, aux différents acteurs pour leur engagement ».
Si le gouvernement se félicite d’un processus électoral « apaisé », cette réunion du CPC se déroule en l’absence des grandes formations de l’opposition, qui ont choisi de boycotter les travaux. Seuls des partis jugés modérés prennent part aux discussions, aux côtés du gouvernement et du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UNIR). Cette absence, selon plusieurs observateurs, réduit la portée des conclusions de la rencontre, alors que le CPC est censé servir de plateforme inclusive de dialogue politique. A cela s’ajoute un contexte politique relativement tendu marqué par des appels à manifester.
