(Öri Infos) – Dans un nouveau rapport, les autorités internationales décrivent une explosion des escroqueries «made in Afrique» dopées aux nouvelles technologies, avec un nombre de victimes qui a bondi en seulement un an.
«Je souhaite vous faire un don de la somme de 5 millions d’euros…» Ce message, vous l’avez peut-être déjà reçu. Pourtant, il ne s’agissait pas du message d’un richissime homme d’affaires en fin de vie, mais du début de l’une des nombreuses arnaques savamment élaborées par les «brouteurs », ces cybercriminels qui sévissent depuis des décennies en Afrique de l’Ouest et de l’Est.

Arnaques : c’est quoi un brouteur ?

Les « brouteurs », du nom donné spécifiquement aux escrocs numériques, peuvent contacter leurs victimes sur les sites de rencontre. Selon le spécialiste de la sécurité numérique Norton, plus d’un tiers des utilisateurs d’application de rencontre ont déjà été ciblés par une arnaque à l’amour. Certains ont même reçu des messages suspects au moins une fois par semaine.
Le temps n’a pas eu raison d’eux : selon un tout nouveau rapport d’Interpol, paru ce lundi 3 août et analysé de long en large par Le Figaro, ils sont même devenus plus prolifiques que jamais, soutirant toujours plus d’argent aux Occidentaux qu’ils jugent «vulnérables» (femmes divorcées, seniors isolés…). Entre janvier et décembre 2025, les brouteurs ont volé pas moins de 484 millions de dollars à leurs victimes dans le monde entier. Soit plus du double d’argent…

