(Öri Infos) – La Police nationale togolaise a annoncé l’interpellation de cinq individus soupçonnés d’être impliqués dans un braquage à main armée survenu à Lomé, le jeudi 7 mai 2026. Les suspects, de nationalités nigériane et béninoise, auraient été arrêtés alors qu’ils tentaient de quitter le territoire togolais par la frontière de Sanvee-Condji.
Selon le communiqué de la police, l’attaque s’est produite aux environs de 11h30 sur le boulevard du 13 Janvier, en face de la banque BDM. Deux individus circulant à moto auraient ouvert le feu sur un commerçant togolais avant de lui arracher un sac contenant une importante somme d’argent retirée quelques instants plus tôt à la Banque Atlantique du Port.

Alertées, les forces de sécurité se sont rapidement lancées à la poursuite des malfaiteurs. Vers 14h30, cinq personnes ont été interceptées à Sanvee-Condji, alors qu’elles tentaient de franchir la frontière Togo-Bénin.

Les personnes interpellées sont :
- Chidubem Isaac, 33 ans, Nigérian ;
- Egim Henry, 43 ans, Nigérian ;
- Helen H., 48 ans, Nigériane ;
- Chinonso Favour, 39 ans, Nigérian ;
- Mathias K., 26 ans, chauffeur béninois.
La fouille effectuée sur les suspects ainsi que dans le véhicule qui les transportait a permis de retrouver une arme à feu de type pistolet automatique, un chargeur, vingt cartouches de 9 mm ainsi qu’une partie du butin estimée à 13 millions de francs CFA.
D’après la police, les suspects auraient reconnu leur implication dans ce braquage, mais également dans une autre attaque commise le 20 février 2026 sur le boulevard Houphouët-Boigny, près de l’hôtel Bravia. Lors de cette précédente opération, un vigile de la société Greyglobal.com avait été mortellement touché par balle et une somme de 16 millions de francs CFA emportée.
Le mode opératoire des braqueurs
Le communiqué précise également qu’au cours de leur interpellation, l’un des suspects, identifié comme Chinonso Favour, serait décédé des suites d’un malaise lors de son évacuation vers un centre hospitalier.
Les enquêteurs indiquent que le groupe opérait selon une stratégie bien rodée. Une femme du réseau se rendait dans des banques pour repérer des clients effectuant d’importants retraits. Après avoir identifié leurs cibles, elle transmettait les informations à ses complices postés à l’extérieur. Les victimes étaient ensuite suivies puis attaquées dans des zones jugées favorables au braquage.
La police affirme que les suspects étaient entrés sur le territoire togolais deux jours avant les faits et logeaient dans un appartement loué à Avépozo. Après le braquage, ils se seraient retrouvés pour partager le butin avant de tenter de fuir vers le Bénin.
Une enquête est en cours afin d’identifier d’éventuels complices et de déterminer l’étendue exacte des activités du réseau criminel.

