(Öri Infos) – La Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO) a clos, le 17 août 2025 à Montréal, son Forum International et son Assemblée générale statutaire. Les travaux, centrés sur la crise sociopolitique que traverse le Togo, ont débouché sur une analyse des 35 années de régime en place et sur un appel pressant à une mobilisation citoyenne pour tourner la page du système RPT/UNIR.
À l’issue des échanges, le Forum a adopté un texte baptisé « Déclaration de Montréal », dans lequel il est demandé à Faure Gnassingbé de prendre la mesure de la situation et de démissionner afin de permettre une transition politique pacifique et démocratique. CODITOGO insiste sur l’urgence de mettre fin à ce qu’elle qualifie de « dictature cinquantenaire » et de créer les conditions d’un nouveau départ pour le pays.
Le soutien d’une ancienne ministre des Armées
CODITOGO a également salué la prise de position de Mme Essozimna Marguerite Gnakadé, ancienne ministre des Armées, qui a récemment appelé à une alternance démocratique au Togo. Dans un discours jugé courageux, elle a dénoncé l’échec du régime actuel à transformer le pays malgré des décennies de pouvoir et de ressources.
Un appel à la mobilisation populaire
La coalition considère que le temps est venu de mettre fin à ce système, affirmant que « laisser Faure Gnassingbé au pouvoir encore ne changera rien ». Elle exhorte les Togolais à prendre leurs responsabilités et à s’engager davantage pour une transition pacifique.
Dans cette dynamique, CODITOGO appelle le peuple togolais à se mobiliser massivement le 30 août 2025, en réponse à l’appel du Mouvement du 5 Juin (M66), pour exiger le départ de Faure Gnassingbé et l’ouverture d’une nouvelle ère politique.
« La parole désormais libérée, CODITOGO estime que les langues doivent davantage se délier pour sonner le crépuscule et précipiter la chute du système RPT/UNIR », souligne le communiqué, qui insiste sur la nécessité d’une rupture claire avec près de soixante ans de gouvernance par la même famille politique.
