(Öri Infos) – Le fleuve Kara, autrefois source de vie et de fertilité, se transforme sous nos yeux en un dépotoir à ciel ouvert.
Une situation alarmante qui menace sur deux fronts : la biodiversité du fleuve, avec des écosystèmes fragilisés par la pollution, et la santé des populations riveraines, directement exposées à une eau contaminée dont dépend leur quotidien.

En cette saison sèche, là où l’eau devrait couler paisiblement, on ne voit plus qu’un tapis de déchets non biodégradables. « Toute la rivière est couverte de sachets plastiques. Comme ça ne coule pas, c’est devenu un dépotoir« , confie un riverain désabusé à le Libéral. Le constat est amer : chaque pluie charrie des tonnes de résidus qui s’accumulent, empoisonnant la biodiversité et menaçant directement la santé publique.
Une loi de 2011 aux oubliettes ?
Pourtant, le Togo dispose d’un arsenal juridique. Dès 2011, un décret interdisant les sachets plastiques non biodégradables a été pris. Mais sur le terrain, le constat est sans appel : la loi peine à être appliquée. Face à l’urgence, les appels se multiplient pour renforcer les contrôles, mais aussi pour changer radicalement nos habitudes de consommation.

