(Öri Infos) – Sur Facebook et TikTok, une nouvelle tendance bouscule les codes : la monétisation du corps. De plus en plus de jeunes femmes africaines publient des vidéos très osées, parfois proches de la nudité, dans un objectif clair, la monétisation. Et les chiffres donnent le tournis.
Ce n’est plus un secret, le buzz rapporte gros. Le cas de la créatrice de contenu Queen Nadia est devenu emblématique : une seule de ses vidéos, aux frontières de la nudité, aurait généré plus de 1 000 dollars (environ 600 000 FCFA). Pour beaucoup de jeunes femmes, ce chiffre donne le tournis et transforme les réseaux sociaux en un eldorado accessible d’un simple « live ».
Le business du « clic » : Le phénomène Queen Nadia
Ici, l’algorithme est le seul juge. Il ne s’embarrasse pas de morale : il récompense la rétention. Plus une vidéo choque, plus elle est regardée, plus elle est partagée, et plus la plateforme rémunère.
Mais cette « économie de l’attention » se heurte aujourd’hui à un mur de résistance. Sur les mêmes réseaux sociaux, une armée de citoyens, d’influenceurs conservateurs et de leaders d’opinion monte au créneau.

Les actions de contestation se multiplient :
- Campagnes de signalement : Des groupes organisés lancent des vagues de signalements massifs (reports) pour forcer les algorithmes de Facebook ou TikTok à suspendre ou supprimer définitivement ces pages pour « contenu sexuellement explicite ».
- Dénonciation morale : Ces agissements sont jugés par beaucoup comme une atteinte grave aux valeurs culturelles africaines et un danger pour la jeune génération qui s’identifie à ces nouveaux modèles de réussite.
