(Öri Infos) – Alors que le dernier Rapport mondial de suivi de l’éducation (GEM) dresse un bilan alarmant pour le continent africain, le Togo fait figure d’exception.
Le constat de l’Unesco pour 2026 est sans appel : 273 millions d’enfants et de jeunes sont toujours privés d’école sur le continent africain. Pourtant, au milieu de cette crise, le Togo trace son propre chemin. Avec une progression annuelle de son taux de scolarisation de 0,5 point, le pays avance deux fois plus vite que la moyenne de l’Afrique subsaharienne (0,2 point).

Ce succès n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une volonté politique forte. Le pays a su actionner le levier de la gratuité : d’abord au primaire en 2008, puis au secondaire en 2021. Les résultats sont vertigineux : entre 2000 et 2023, les inscriptions au lycée (second cycle) ont bondi de 390 %.
Un enseignement supérieur qui défie la concurrence
Le rayonnement du système éducatif togolais s’étend désormais jusqu’aux bancs des universités. En seulement 14 ans, le taux de scolarisation dans le supérieur a triplé. Aujourd’hui, avec un taux d’inscription universitaire de 19 %, le Togo fait jeu égal avec le Ghana et distance nettement l’Ouganda (de 10 points) et le Burkina Faso (de 5 points).
Pour soutenir cette ambition, l’État mise sur la diversification. En plus des piliers que sont les universités de Lomé et de Kara, le pays s’appuie sur des institutions de référence telles que l’École normale supérieure d’Atakpamé et le célèbre « Village du Bénin » (CIREL).
Le paysage académique se transforme également sous l’impulsion du privé. En 2025, le Togo compte 93 établissements accrédités, contre 79 l’année précédente. Le secteur public reste le garant principal de l’éducation nationale : les établissements privés n’accueillent encore que 19 % de la population étudiante.

