(Öri Infos) – Derrière les promesses d’avenirs radieux et de carrières lucratives se dessinait, en réalité, l’ombre d’un esclavage moderne. Le 27 mars dernier, la brigade de gendarmerie d’Adéticopé a porté un coup d’arrêt brutal à une vaste entreprise criminelle dans le quartier Kopégan, libérant dix-neuf ressortissants étrangers retenus contre leur gré.
Le mode opératoire, d’une efficacité redoutable, s’appuyait sur la puissance des réseaux sociaux. Sous le couvert de la société QNET régulièrement pointée du doigt pour ses méthodes oscillant entre escroquerie pyramidale et traite d’êtres humains le réseau attirait ses proies avec des offres d’emploi miroitantes.


Une fois sur place, le piège se refermait : les victimes étaient contraintes de verser des frais d’adhésion exorbitants, allant de 500 000 à 700 000 FCFA. Dépouillées de leurs économies et privées de leurs documents, ces personnes venues d’Afrique de l’Ouest se retrouvaient captives d’un système où leur seule chance de « survie » consistait à recruter, à leur tour, de nouvelles victimes.
L’enquête méticuleuse des services de sécurité a mené à l’interpellation d’un ressortissant guinéen, pilier logistique de cette cellule au Togo. L’opération s’est soldée par l’arrestation de vingt individus au total, dont deux mineurs. Les victimes, originaires de Guinée, de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, ont été prises en charge. Elles seront remises à leurs représentations diplomatiques respectives en vue de leur rapatriement.

