(Öri Infos) – Une vaste campagne d’escroquerie sévit actuellement sur les réseaux sociaux. Sous couvert d’une association baptisée « Faure Dreams, Bâtissons Ensemble », des individus malintentionnés proposent de prétendues tontines quotidiennes couplées à l’obtention rapide de documents officiels. Le ministère des Finances et du Budget monte au créneau pour dénoncer une supercherie à grande échelle.
La combine circule activement sur les plateformes sociales. L’association « Faure Dreams, Bâtissons Ensemble » y fait la promotion de tontines fixées à 100 FCFA par jour. En contrepartie de cette modeste épargne quotidienne, elle promet à ses souscripteurs des facilités pour le moins surprenantes : la délivrance rapide de jugements supplétifs, de certificats de nationalité, de cartes d’identité ou encore de passeports.
Une offre trop belle pour être vraie, qui cible particulièrement un public en quête de solutions rapides pour ses démarches administratives, mais qui s’avère être un piège redoutable.
Une activité illégale et dénuée de tout fondement
Face à la prolifération de cette vidéo, la réaction du ministère des Finances et du Budget ne s’est pas fait attendre. Les autorités qualifient ces agissements de « d’escroqueries à grande échelle et à visage découvert ».
Le ministère rappelle un principe fondamental : la collecte de dépôts et d’épargne auprès du public est une activité strictement réglementée qui nécessite des autorisations officielles. Or, les vérifications d’usage ont révélé que ladite association n’est ni agréée ni enregistrée sur la liste officielle des institutions de microfinance du pays. Elle n’a donc aucun droit légal de collecter de l’argent.
De surcroît, le gouvernement tord le cou à toute ambiguïté : cette structure n’est liée à aucun service public et n’a reçu aucun mandat de la part des institutions de la République.
Dénonçant des « manœuvres récidivistes » orchestrées par des individus « à la recherche du gain facile », le ministère se veut intraitable. Des dispositions concrètes sont d’ores et déjà en cours pour identifier et interpeller les auteurs de cette supercherie, qui s’exposent à toute « la rigueur de la loi ».



