(Öri Infos) –Au Togo comme dans plusieurs pays africains, la controverse enfle autour des produits pour nourrissons Cerelac, fabriqués par le géant agroalimentaire Nestlé. Dix-neuf organisations de la société civile africaine ont interpellé, le 17 novembre 2025, le PDG de la marque, Philipp Navratil, dans une lettre ouverte dénonçant les risques sanitaires liés à la présence de sucre ajouté dans certaines formules destinées au marché africain.
Les organisations s’indignent : “Ce qui n’est pas bon pour les enfants européens ne l’est pas pour les nôtres”
Dans leur lettre, les organisations rappellent que les produits Cerelac vendus en Europe ne contiennent pas de sucre ajouté, contrairement à ceux commercialisés dans plusieurs pays africains.


Elles demandent que toutes les formules riches en sucre soient retirées du continent pour protéger la santé des nourrissons.
Nestlé rejette les accusations et défend sa politique nutritionnelle
Face aux critiques, Nestlé a catégoriquement nié les accusations, qualifiant le rapport des organisations de “trompeur et infondé”. L’entreprise affirme appliquer les mêmes standards nutritionnels dans tous les pays, sans discrimination.

Un porte-parole du groupe a déclaré :
“Nous n’avons pas deux poids, deux mesures. Notre approche en matière de nutrition est la même dans tous les pays. Nous traitons tous les enfants de manière égale, quel que soit l’endroit où ils se trouvent.”
Nestlé affirme proposer sur tous ses marchés, y compris en Afrique, des versions avec et sans sucre ajouté de ses céréales infantiles.
Selon l’entreprise, les produits “sans sucre ajouté” sont déjà disponibles dans 97 % des marchés, avec l’objectif d’atteindre 100 % d’ici fin 2025.

