(Öri Infos) – Des analyses récentes menées par le laboratoire indépendant français INOVALYS révèlent des teneurs préoccupantes en sucres ajoutés dans les céréales infantiles Cerelac de Nestlé commercialisées au Togo. Ces résultats ont conduit l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) à alerter l’opinion publique sur les risques sanitaires encourus par les nourrissons.
Selon les tests effectués, certaines variantes de Cerelac contiendraient jusqu’à 7,2 grammes de sucres ajoutés par portion, soit l’équivalent de près de deux morceaux de sucre par dose.
Un niveau jugé alarmant par les spécialistes et bien au-delà des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le pic a été observé dans la variante Cerelac Riz, qui atteint 7,2 g de sucres ajoutés.


L’OMS préconise en effet l’absence totale de sucres ajoutés dans l’alimentation des nourrissons, afin de protéger leur santé et éviter l’installation précoce de préférences alimentaires sucrées.
Des pratiques différentes en Europe et en Suisse
L’ATC souligne que ces formulations diffèrent largement de celles vendues dans les pays occidentaux. En Suisse, berceau de Nestlé, les céréales pour bébés de l’entreprise ne contiennent pas de sucres ajoutés. Sur les principaux marchés européens, les Cerelac destinés aux bébés dès 6 mois sont également sans sucre ajouté.
L’organisation estime donc « incompréhensible » que des versions plus sucrées soient commercialisées au Togo et dans d’autres pays africains.

Pour l’ATC, l’introduction trop précoce d’aliments sucrés peut favoriser le développement de maladies chroniques telles que : l’obésité infantile, le diabète, les troubles métaboliques ainsi qu’une addiction durable au sucre.
L’ATC interpelle Nestlé et appelle l’État à agir
Face aux résultats jugés préoccupants, l’association demande à Nestlé de retirer les sucres ajoutés des versions Cerelac vendues au Togo et d’aligner leur composition sur les standards appliqués en Europe et en Suisse. Elle invite également les autorités togolaises à renforcer les contrôles de qualité et la surveillance des produits alimentaires destinés aux enfants, tout en veillant à une application stricte des normes sanitaires en vigueur.
L’association insiste sur le fait que ces risques sont encore plus préoccupants dans un contexte où les familles ne disposent pas toujours de suffisamment d’informations nutritionnelles pour faire des choix éclairés.

