(Öri Infos) – Ce mercredi, une délégation très sérieuse (mais pas trop quand même) de parlementaires de la CEDEAO a débarqué au poste frontalier de Noépé, entre le Togo et le Ghana. Objectif ? Faire un check-up complet de ce qui coince à la frontière et spoiler : y’avait du boulot.

« Libre circulation », qu’ils disaient…
Officiellement, les gens et les marchandises sont censés circuler librement dans l’espace CEDEAO. Mais entre les douaniers qui aiment trop poser des questions, les formulaires qui durent plus longtemps qu’un film de 3 heures, et les barrages improvisés tous les 500 mètres, autant dire que la « libre » circulation est parfois… un marathon à obstacles.
La délégation a donc pris ses plus beaux classeurs, ses calepins bien remplis et surtout ses yeux très attentifs pour observer comment ça se passe dans ce haut lieu de la paperasse et du coup de klaxon impatient. Objectif de la mission : évaluer l’application concrète des instruments communautaires en matière de libre circulation des personnes et des biens, de facilitation des échanges et de gouvernance des frontières.
Surêment que la délégation a vite compris que si la libre circulation existe sur le papier, elle adore faire des pauses-café sur le terrain.
Peut-être qu’un jour, passer la frontière à Noépé sera aussi simple que traverser une rue. Mais en attendant, la CEDEAO prend des notes, beaucoup de notes… Et si tout va bien, peut-être qu’un jour, le seul contrôle qu’on subira, ce sera celui du GPS.
