(Öri Infos) – Prévue du 2 au 20 novembre 2026, le DAGL renforce la lutte contre les occupations anarchiques du domaine public à travers une deuxième phase de désencombrement consacrée aux emprises publiques et aux trottoirs des principaux axes routiers. Cette opération mobilise les treize communes du Grand Lomé.
Afin de mieux expliquer le bien-fondé de cette opération, le DAGL, en collaboration avec les préfets et les maires, a animé, le mercredi 4 novembre 2026, une conférence de presse à Lomé. Selon les explications de Mme Zouréhatou Kassah-Traoré, gouverneur du DAGL, présidente du Comité ad hoc de lutte contre les occupations anarchiques du domaine public du Grand Lomé, l’occupation anarchique des espaces publics constitue, aujourd’hui, une préoccupation majeure pour les autorités et les populations de la zone.
Dans plusieurs quartiers, les trottoirs, initialement aménagés pour faciliter les déplacements des piétons, sont transformés en espaces de vente ou d’installation de diverses activités commerciales. Une situation, a-t-elle souligné, qui contraint les usagers à emprunter la chaussée, les exposant ainsi aux risques d’accidents et entravant également la circulation des véhicules, notamment ceux des services de secours, de nettoyage et de livraison.
Pour les responsables du comité ad hoc, l’enjeu dépasse largement une simple opération d’assainissement. Il s’agit d’une question de sécurité, de salubrité et de dignité humaine. « Rendre le trottoir aux piétons, c’est sauver des vies. Une capitale propre et ordonnée attire des investisseurs voire des touristes. Nous voulons tous une ville où il fait bon vivre », a insisté Mme Kassah-Traoré.
Toutefois, a-t-elle assuré, cette démarche ne vise pas à pénaliser les petits commerçants, ni à compromettre leurs moyens de subsistance. Les autorités sont conscientes du rôle du commerce ambulant dans l’économie de nombreuses familles et reconnaissent aussi les limites des infrastructures marchandes existantes face à la croissance du nombre d’acteurs du secteur.
L’objectif, a-t-elle précisé, est plutôt d’amener les occupants des emprises publiques à exercer leurs activités dans des espaces appropriés, sans porter atteinte à la libre circulation et à la sécurité des citoyens. Il s’agit ainsi de concilier les impératifs économiques et sociaux avec les exigences d’un aménagement urbain harmonieux.



