(Öri Infos) – Connu et apprécié dans certaines régions du Togo pour sa richesse en goût et en protéines, le Houmbli est un plat traditionnel à base de sang animal coagulé et épicé. Pourtant, récemment, ce mets a défrayé la chronique après avoir été lié à un grave épisode d’intoxication alimentaire dans le Bas-Mono, causant plusieurs victimes. Retour sur ce plat aussi ancré dans la culture qu’exigeant en matière d’hygiène.
Voici 5 choses essentielles à retenir sur ce plat traditionnel :
1. Un plat à base de sang coagulé

Le Houmbli est préparé à partir de sang animal (souvent du bœuf ou de la chèvre), recueilli juste après l’abattage, puis laissé à coaguler naturellement. On y ajoute parfois des épices, du piment ou des légumes secs. Le mélange est ensuite cuit ou caillé, ce qui lui donne une texture particulière et un goût intense.
2. Une spécialité du sud-est togolais
C’est dans les préfectures du Bas-Mono, de Vo ou encore de l’Avé que ce plat est le plus consommé. On le retrouve principalement sur les marchés ruraux, mais aussi lors de certaines cérémonies traditionnelles, souvent préparé par des femmes expérimentées, gardiennes du savoir-faire local.
3. Un goût pour initiés
Avec sa texture dense et granuleuse, parfois même gélatineuse, le Houmbli n’est pas un plat pour tout le monde. Il est souvent servi avec du gari, de la pâte ou de l’akassa, et se rapproche gustativement du boudin, mais dans une version plus rustique. Les amateurs apprécient sa puissance en bouche, d’autres restent plus réservés.
4. Un aliment riche mais délicat

Le sang étant naturellement riche en fer et en protéines, le Houmbli est perçu comme un aliment nourrissant et énergisant. Cependant, sa consommation comporte des risques si les normes d’hygiène ne sont pas respectées : sang provenant d’animaux malades, cuisson insuffisante, ou mauvaises conditions de conservation.
5. Un plat à préserver… mais à sécuriser
L’incident survenu récemment à Kpetsou, où plusieurs personnes ont été victimes d’intoxication après avoir consommé du Houmbli, a mis en lumière la fragilité sanitaire de ce plat. Pour les experts, il ne s’agit pas de bannir cette spécialité locale, mais de renforcer les contrôles et la sensibilisation autour de sa préparation. Entre héritage culturel et exigences de santé publique, le Houmbli doit trouver un nouvel équilibre.
