(Öri Infos) – Le secteur musical togolais traverse une période jugée préoccupante. Face aux nombreux dossiers en attente et aux difficultés qui fragilisent les professionnels de la musique, la Fédération Togolaise de Musique (FTM) appelle l’ensemble des artistes et acteurs culturels à une grande rencontre de concertation et de mobilisation.
Après une première rencontre tenue le 31 août 2026 avec les présidents et responsables des organisations membres de la FTM, la Fédération souhaite désormais élargir les discussions à l’ensemble des acteurs du secteur. L’objectif : faire le point sur les difficultés rencontrées et réfléchir collectivement aux actions à mener pour défendre et développer la musique togolaise.

Des dossiers majeurs toujours en attente
Parmi les principales préoccupations soulevées figure le blocage du Fonds National de Promotion Culturelle (FNPC). Selon la FTM, malgré le communiqué du Conseil des ministres de février 2026 appelant à la prise de mesures pour son opérationnalisation, le dossier demeure toujours en attente.
Autre sujet de préoccupation : la nouvelle loi relative au BUTODRA, qui serait toujours en attente au Parlement après plus de trois ans, au même titre que plusieurs autres textes importants concernant le secteur culturel.
À ces difficultés institutionnelles s’ajoutent celles rencontrées sur le terrain. La fermeture ou les difficultés de fonctionnement de nombreux espaces culturels compliquent davantage la diffusion et la promotion des œuvres artistiques. La Fédération déplore également l’absence d’une véritable politique sectorielle dédiée au développement de la musique.
Derrière les blocages, des artistes en difficulté
Pour la FTM, ces problèmes ne sont pas uniquement administratifs ou institutionnels. Ils ont des conséquences directes sur les femmes et les hommes qui vivent de la musique.
La Fédération évoque notamment des situations de maladie, d’accidents, de détresse sociale et de dépression régulièrement signalées parmi les artistes et professionnels du secteur. Des situations qui, selon elle, mettent en évidence la nécessité de mécanismes mieux structurés pour accompagner les acteurs culturels en difficulté.
Face à cette réalité, plusieurs artistes ont déjà commencé à prendre individuellement la parole pour interpeller les autorités sur la situation du secteur. Pour la FTM, il est désormais nécessaire de dépasser les initiatives individuelles et de parvenir à une concertation collective.
La grande rencontre annoncée doit ainsi permettre aux artistes et acteurs culturels de se retrouver, d’échanger sur leurs préoccupations et surtout de coordonner leurs positions et leurs actions. L’enjeu est de parvenir à une meilleure synergie entre les différentes organisations et les professionnels de la musique afin de porter des revendications communes et de contribuer à la mise en place de solutions durables.



