(Öri Infos) – Certaines voix ne se contentent pas de chanter : elles invoquent, guérissent, éveillent. Elles portent la mémoire du monde, les vibrations du sacré, l’énergie du féminin. Découvrez une playlist éclectique qui puise dans la tradition, les ancêtres et les émotions profondes.

Dans un univers musical souvent saturé, des artistes offrent une respiration — une musique qui parle à l’âme avant même de toucher les oreilles. Cette playlist réunit des femmes puissantes venues d’horizons différents, mais unies par la même quête : celle de la vérité intérieure. C’est un voyage spirituel où se mêlent tambours, voix célestes et silences habités.
Enam : The Hadzi Vodushi

Poétique et enracinée, tu as sûrement entendu des bribes de son succès viral » Libation« , qui a explosé sur les réseaux sociaux l’année dernière. Enam met en lumière la tradition vodoue ghanéenne à travers des clips travaillés aux paysages à couper le souffle. Ses paroles en éwé et ses chorégraphies portent vers des rythmes qui inspirent la communion avec la nature et les ancêtres.
Iniko : la voix de Jericho
Tout comme Enam, c’est Tik tok qui pourvoit un succès musical populaire à cette chanteuse de niche. En 2023, on a tous « Jericho » en tête. Et malgré un titre qui fait penser gospel, l’artiste ne laisse aucun doute sur son univers bien particulier. Elle chante de l’alternative et de l’indé, avec une voix profondément Rnb /soul.

Nana Benz du Togo
Nées à Lomé, elles incarnent la nouvelle génération d’artistes féminines africaines. Leur nom rend hommage aux célèbres commerçantes des années 70, symbole d’indépendance et de réussite. Mais leur musique va bien au-delà. C’est une ode au pouvoir du féminin, à la spiritualité ancestrale et à la résilience. Avec leur mélange d’afrobeat, de rythmes traditionnels et d’énergie mystique, elles redonnent au mot sororité toute sa force vibratoire. Leur popularité est beaucoup plus palpable en-dehors des frontières. Cependant, elles sont toujours présentent lors de festivals comme Les Afropéennes et le Togoville Jazz.

Ibeyi : les vénavi franco-cubaines

Elles chantent en français, en anglais, en espagnol et surtout en yoruba. D’ailleurs leur nom d’artiste signifie jumeaux dans cette même langue. Ce duo de musiciennes et sœurs jumelles éblouit de talent. Leurs harmonies vocales hypnotiques mêlent des sons électroniques. Elles chantent la dualité, le féminin sacré et l’héritage afro-cubain dans toute sa puissance symbolique.
Afia Mala : un virage ancré
Nous sommes nombreux à avoir redécouvert cette grande dame de la musique togolaise sous un nouveau jour. Avec son titre « Identité« , une ode à la divinité Dan, paru en 2019, elle a ravi plus d’un. La diva chante l’Afrique éternelle. Ses paroles sont prière, mémoire et résistance. En mêlant le mina et le français, elle parle d’identité, de spiritualité et de la beauté du lien avec la nature.
Musique et élévation
Ces femmes semblent chanter pour guérir, réveiller, reconnecter. Elles rappellent que la spiritualité n’est pas forcément religieuse. Elle peut se trouver dans une mélodie, une voix qui nous bouleverse, un rythme qui fait battre le cœur au même tempo que la terre. Leur musique, qu’elle vienne de Lomé, de Cuba ou de Brooklyn, porte le même message : le féminin est sacré et sa voix est universelle.
Ce week-end écoute donc :

