(Öri Infos) – Après une première prise de parole où il affirmait avoir pardonné au commandant qui l’avait torturé, l’artiste togolais Aamron de son vrai nom Tchalla Essowè fait face depuis plusieurs heures à une vague de critiques sur les réseaux sociaux. Accusé par certains internautes de « trahison », de « récupération politique » ou encore d’être « acheté », le rappeur a tenu une nouvelle mise au point pour clarifier sa démarche et répondre aux attaques.

« Pour le Togo, aucune humiliation n’est trop grande »
Dans cette nouvelle sortie, Aamron explique que sa posture actuelle n’est pas un reniement, mais un choix mûri, motivé par le désir d’obtenir la libération de plusieurs détenus politiques :
Selon lui, le débat national est trop dominé par l’émotion, et la société togolaise doit apprendre à dépasser la colère pour privilégier l’efficacité.
Il rejette les accusations de “trahison”
Face aux critiques virulentes, l’artiste affirme rester aligné avec lui-même :
Il reconnaît avoir pu commettre des erreurs par le passé, mais estime que l’objectif doit rester constant : faire évoluer le pays vers une justice équitable et un climat plus apaisé.
Accusations d’argent et de favoritisme : Aamron répond
Certains internautes l’accusent d’avoir reçu de l’argent ou des privilèges, ou encore d’avoir acheté une voiture grâce à des arrangements politiques. Aamron dément :
« Vous inventez des rencontres et des situations. Vous dites que j’ai pris de l’argent, que j’ai acheté une voiture. Oui, je conduis aujourd’hui une Toyota Highlander 2009. Renseignez-vous au port pour savoir combien ça coûte. »
Il rappelle par ailleurs qu’une cagnotte de 25 000 euros avait été collectée pendant son incarcération :
« Pendant que j’étais incarcéré et interné, une cagnotte de 25 000 euros avait été cotisée et mise à notre disposition. C’est vrai, cela a servi en partie pour les actions judiciaires. »
« Le pays a besoin d’avancer »
Aamron affirme vouloir jouer un rôle constructif dans l’évolution du Togo :
« Le pays a besoin d’évoluer. Nous voulons une justice équitable. Les propos que je tiendrai feront de moi un traître ou quelqu’un de loyal, mais je dirai la vérité. »
