(Öri Infos) – Le Togo, comme de nombreux pays de la sous-région, fait face à une montée inquiétante de la consommation de stupéfiants chez les jeunes. Un phénomène aux conséquences alarmantes sur les performances académiques, la santé physique et mentale et le comportement social.
Si le cannabis reste la substance la plus répandue, de nouvelles menaces comme le tramadol souvent détourné de son usage médical, les drogues de synthèse et les boissons alcoolisées comme Batchana, Alomo Bitters, à fort taux d’alcool , parfois jusqu’à 18% gagnent du terrain, même en milieu scolaire.


Les stupéfiants : Un fléau grandissant au Togo
Plusieurs facteurs expliquent cette vulnérabilité de la jeunesse togolaise :
- La précarité économique : Le chômage et le manque de perspectives poussent certains jeunes vers la drogue, vue comme un moyen d’évasion face à l’oisiveté.
- L’accessibilité des produits : La position géographique du Togo en fait une zone de transit, facilitant la disponibilité de produits illicites à des prix dérisoires.
- L’influence des pairs et des réseaux sociaux : La pression sociale et la banalisation de certaines substances dans la culture populaire urbaine incitent à l’expérimentation précoce.
- Le manque de structures de loisirs : Dans certaines localités, le déficit d’espaces culturels et sportifs laisse le champ libre aux dérives.
Des actions pour lutter contre ce fléau

Face à l’urgence, le Comité National Anti-Drogue (CNAD) a intensifié ses actions de coordination. L’objectif affiché est de placer la cellule familiale au centre du dispositif de lutte.
Face à la dégradation des liens familiaux et au manque de communication entre parents et enfants, le CNAD préconise de doter les parents d’outils pratiques pour instaurer un dialogue constructif avec leurs enfants et détecter précocement les comportements à risque.
Par ailleurs, La destruction régulière de tonnes de drogues par les autorités , comme les 52 tonnes incinérées en début d’année 2026 montre la fermeté de l’État. Cependant, la solution est avant tout sociale et éducative. La prévention doit désormais devenir l’affaire de tous pour protéger l’avenir de la nation.

