(Öri Infos) – Plusieurs pays et communautés à travers le monde continuent de célébrer leurs propres calendriers en parallèle du système grégorien. C’est le cas de la Chine, d’Israël, de l’Inde, de l’Iran, de la Thaïlande ou de l’Arabie Saoudite.
En Afrique aussi, des cycles calendaires endogènes ont longtemps structuré la vie sociale, religieuse et politique des sociétés. Certaines fêtes traditionnelles, comme « Yennayer » en Afrique du Nord ou « Enkutatash » en Éthiopie, témoignent de cet héritage.

Le Togo a annoncé ce mardi son intention de lancer une initiative continentale visant à définir et célébrer un « Nouvel An africain », dans le cadre d’une démarche plus large de réhabilitation des repères culturels et historiques du continent, a indiqué le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, dans un communiqué.
Le Togo, qui préside le Haut comité sur la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine, propose d’engager, en collaboration avec l’Union africaine, une réflexion sur la réhabilitation des repères calendaires africains, notamment l’instauration d’un Nouvel An africain fondé sur des références historiques et culturelles propres au continent.
Un colloque international est envisagé à Lomé afin de consulter experts et membres de la diaspora. Les conclusions pourraient être soumises à la Commission de l’Union africaine pour examen.
Toutefois, le sujet suscite déjà des débats. Si certains y voient une démarche de réaffirmation culturelle et de souveraineté symbolique, d’autres s’interrogent sur la faisabilité d’un calendrier commun dans un continent marqué par une grande diversité de traditions et de références culturelles.

