(Öri Infos) – La 362ᵉ édition de la fête Epé-Ekpé a livré son verdict. Pour la troisième année consécutive, les prêtres Gê Yéhoué ont extrait une pierre de couleur blanc-sale. Une teinte lourde de signification.
Elle traduit, selon les interprétations spirituelles, une dégradation des valeurs sociales et humaines, marquée notamment par l’affaiblissement des liens fraternels. Au-delà des remontrances, la pierre sacrée apparaît comme un appel à la réconciliation, à la paix et à la fraternité. Les divinités insistent sur le retour aux valeurs fondatrices de l’identité Guin : entente, amitié et cohésion.
Le message de la pierre sacrée délivré par les divinités est clair. Les fils et filles Guin sont appelés à renouer avec la solidarité, l’amour du prochain et le respect mutuel. « Ce qui ne t’appartient pas, ne le prends pas. Arrêtez de prendre les femmes d’autrui, sinon le malheur vous attend », ont averti les prêtres, en fustigeant également les avortements, les malédictions et les nuisances intentionnelles au sein de la communauté.
À Glidji, ce rituel vieux de plus de trois siècles continue ainsi de jouer son rôle : rappeler aux Togolais, et particulièrement au peuple Guin, que la stabilité et la prospérité passent d’abord par la fidélité aux valeurs ancestrales.
